ZX6R sur circuit – Stage DRRS 1 & 2 Sept 2020 – Le Vigeant

Les 15 jours précédents le stage de pilotage DRRS j’ai flippé à propos de la météo. Finalement les prévisions sont passées de orageux/pluvieux à grand beau… C’est n’importe quoi la météo. Franchement j’étais à 2 doigts d’acheter une paire de pneus pluie et une sur-combinaison… Je m’étais même renseigné à propos des box mais, à 195€ la journée, j’ai jeté l’éponge.

Avant de partir

Sinon, comme d’habitude j’ai passé pas mal de temps sur YouTube… En plus de la vidéo ci-dessous, j’en ai mis d’autres à propos du Vigeant dans la liste dont je parle sur cette page.

J’en ai profité aussi pour compléter ma feuille de notes.

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Le stage à lieu Mardi et Mercredi. Le Vigeant est à 400 km de chez moi, j’ai donc posé Lundi, Mardi et Mercredi. Il n’empêche, le Dimanche, petit cérémonial, je parcours ma check-list et je prépare tout ce dont je vais avoir besoin.

Ci-dessous, bien voir le ventilateur qui me sert à sécher le casque entre deux sessions. C’est l’investissement de l’année ! Une révélation. Dorénavant je l’emmène à chaque fois. Sinon, ce coup-ci, je n’oublie pas la pompe à main que je mets sur le jerricane. Pour le reste, il n’y a rien de spécial. Je n’ai pas de bouffe ni de boisson car il y aura ce qu’il faut lors du stage.

En fait, là, j’ai fait une bêtise. J’ai depuis mis à jour la check-list pour toujours emmener à boire et à manger (Pom’Potes, Badoit, banane, pommes, biscuits Gerblé, sachets de thé…)

Arrivée et installation

J’arrive sur le circuit, Lundi en fin d’après-midi vers 17H30. Il y a eu un roulage le jour même mais il n’y a plus grand monde sur le parking. L’organisation de DRRS a envoyé des mails indiquant qu’il fallait s’installer près du camion et que des prises seraient disponibles. Lorsque j’ai appelé le circuit, outre le prix des box, j’ai appris que l’accès à l’électricité était payant sur ce circuit (55€ pour 2 jours !). J’ai donc trouvé une place pas loin des prises et du camion DRRS. Finalement, après avoir fait un tour Mardi sur le parking, je crois qu’il y eu du jus sur toutes les prises.

Je descends la moto et j’installe le Barnum. Il y a du vent et plutôt que de monter les cloisons puis de les voir s’envoler cette nuit, je décide simplement d’abaisser le toit. En dessous il n’y a rien, à part la table de camping et l’enrouleur de la rallonge. Pour finir j’amène Kawette aux gars de l’organisation. Elle passera la nuit dans un box. Bon, ben allez, j’ai discuté à droite et à gauche, tout le monde est sympa, je laisse la remorque à côté du Barnum rabaissé et je file à l’hôtel. Bizarre, quand je quitte à 19H30, il y a encore très peu de monde d’arrivé…

L’hôtel. Là, c’est cool. La chambre est grande, récente etc. Je jette mes affaires, il est temps de trouver un resto. Je file au village d’à côté et je trouve une pizzeria. Ça ira très bien pour ce soir. Je suis au lit à 22H45. Vivement demain !

Matinée du jour 1

Réveil

Je ne dors pas trop mal. Je me réveille à 5H30 puis à 6H15. Allez, douche, rasage et petit déjeuner un peu avant 7H00. Je sors vers 7H20. La météo est au rendez-vous. Ça va être une bonne journée.

Installation

Je suis sur le paddock vers 7H30. Là, c’est magique, les participants sont arrivés pendant la nuit, il y a de l’animation, des gars qui bricolent déjà, des motos qui chauffent. Le bonheur quoi ! Je vais dire bonjour à ceux que j ‘ai croisé hier et qui ont dormis dans les camions.

Ensuite, tout est installé rapidement (je commence à avoir l’habitude).

Enregistrement et briefing

Je file ensuite à l’enregistrement. Je suis dans le groupe Rouge Plus (comprendre le groupe Intermédiaire +), je connais le nom de l’instructeur (Chris) et on me donne l’emploi du temps des 2 jours à venir. C’est sensiblement le même que celui du stage de l’année dernière.

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Allez, on s’équipe, c’est l’heure du briefing sécurité. Là, je retrouve Wilfried, mon instructeur de l’année dernière à LFG. Je crois qu’il ne m’a pas reconnu. Pas grave, des comme moi il doit en voir 100 par an.

On a tous les masques

Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà eu l’occasion d’écrire à propos de ce type de stage. Je vais juste mettre noir sur blanc les deux ou trois trucs différents, notables ou importants. Sinon, allez faire un tour sur cette page pour voir comment ça c’était passé en 2019.

Les freins ne mordent pas

Les freins AV de la moto ne sont pas au top. J’ai bien vidangé le Lockheed et purgé les freins avant de venir mais le problème est ailleurs à mon avis. Le levier n’est pas vraiment spongieux, il n’agit tout simplement pas. Pour freiner, il faut que je pompe 2 fois et là, les plaquettes mordent les disques. Ce n’est vraiment pas l’idéal. Cela dit, quand ça freine, ça freine et j’arrive plus ou moins à faire illusion mais pour être honnête je ne suis pas tranquille.

Problèmes avec l’Alfano

Je suis embêté… L’Alfano ne marche pas. Soit, il ne s’allume pas, soit il s’allume mais il me parle dans la langue de Prédator.

J’avais bien vu à la maison, avant de venir, que la pile était flaiblarde mais même en faisant 2 magasins près de chez moi je n’ai pas pu trouver la référence de la pile demandée : CR 2450.

CR 2450 – Pile pour l’Alfano V2

Ça m’ennuie car même si j’essaie d’être un élève sérieux et appliqué qui ne souhaite pas claquer une pendule, j’aimerai bien savoir en combien je tourne. En plus, l’année dernière, quand je débutais tout juste, j’étais venu au Vigeant et à l’époque je n’avais pas non plus de chrono. Bon allez, j’éteins l’Alfano.

Le run Slalom

Quelle andouille ! J’ai loupé le run Slalom ce matin. Pourquoi ? Tout simplement parce que le matin j’ai jeté un œil rapide dans le réservoir. « oui, oui c’est bon, ça va le faire » et qu’au départ de la session la réserve s’est mise à clignoter sur le tableau de bord. Quel con ! En plus, c’est un run important dans lequel on fait des slaloms mais avec une position Moto GP et pas une position Moto Ecole. Il faut avoir la tête et le corps du côté où on tourne (l’intérieur), être très actif avec les jambes, s’écarter des plots et claquer la moto à chaque fois… Enfin ça c’est ce qu’il faut faire… Moi qui ai beaucoup de mal à plier le coude et à mettre ma tête sur le côté du réservoir, c’est typiquement ce que j’étais venu chercher. En plus c’est filmé. On a d’ailleurs bien rigolé lors du débriefing car on a tous les mêmes défauts et les mêmes soucis.

Il y a eu pas mal de sorties de route plus ou moins importantes ce matin. Je ne sais pas à quoi ça tient.

Vers midi je termine au self. J’essaie de faire « lite » afin de ne pas être embêté tout à l’heure.

Après-midi du jour 1

J’ai toujours des soucis avec le frein avant. J’ai l’impression que c’est de pire en pire. Bon, il est possible que je fasse une fixette sur le sujet.

Encore pas mal de sorties de route cet après-midi.

Petit bricolage

En fin d’après-midi, après les sessions, je vais chercher de l’essence à l’Intermarché local. Sans savoir vraiment pourquoi je rentre dans le magasin et là, oh bonheur, oh joie, ils ont des CR 2450 pour mon Alfano V2.

De retour aux paddocks, je démonte la bulle pour démonter l’Alfano. Bricoler sur le parking, je crois que cela ne m’est jamais arrivé depuis que j’ai débuté les roulages.

Rapidement l’affaire est entendue, l’Alfano s’allume correctement et il cause la France.

Demain ils vont voir qui c’est Raoul.

Ah oui… Je n’oublie pas de faire le plein…

Dîner

Le soir un dîner est organisé au self, là où on a déjeuné le midi. On se fait un groupe de 4 ou 5 avec quelques membres des Rouge. Comme la moyenne d’âge est élevée, on cause motos bien sûr mais et on cause veilles motos, rénovations, veilles compétitions etc. Sympa la soirée. Tout le monde est un peu sur les genoux, on ne fait donc pas la fermeture et on va gentiment se coucher. En plus, on est dehors, ça commence à peler et je ne regrette pas d’avoir ma polaire sur le dos.

Matinée du jour 2

Après-midi du jour 2

Sortie de piste

Je me suis sorti dans le Trop Vite. De mon point de vue, je suis resté focalisé sur le cône extérieur trop longtemps, j’ai pas fait passé mon regard sur la corde du virage suivant. Du coup je me suis rapproché très vite de l’extérieur du virage. Je suis passé en mode survie (Survival Reactions), j’ai fixé le bac à gravier au lieu de tourner ma tête. J’ai relevé la moto au lieu de la faire tourner. J’ai freiné et tiré tout droit.

Bon la suite… Ben… C’est bizarre car j’ai eu le temps de réfléchir… Le truc c’est que je me répétais : « ne freine pas, laisse-la faire, regarde loin, souple sur les bras, écarte les jambes… ». Finalement je ne suis pas tombé. Ouf ! J’ai repris la piste, j’ai roulé doucement sur un tour puis j’ai repris le rythme. Je sais plus si j’ai terminé la session ou pas.

Ce qui est sûr c’est qu’afin de m’économiser, je n’ai pas participé à l’avant dernière session mais que j’ai fait la dernière.

Fin de journée

Après la dernière session je file au Barnum et je commence à ranger. C’est incroyable tout ce qu’il faut…

Vers 18H c’est la remise des « diplômes ». Chris nous laisse à chacun un petit mot et des recommandations. C’est sympa.

Bon, ce n’est pas tout ça, il est 18H30, j’ai encore de la route à faire. Allez, salut à tous !

En route, je m’arrête dans une station pour acheter un casse-croute que je mange en roulant. Je n’ai pas le temps, demain je bosse et il va falloir tout ranger en arrivant ce soir. Je ne suis pas couché… L’arrivée sur Paris est une catastrophe. Ils ont fermé pas mal de routes. La déviation est un vrai calvaire… Je passe les détails mais l’arrivée ne s’est pas du tout faite à l’heure prévue.

Comme je suis seul dans la voiture, j’avais un peu peur de pas tenir le coup mais en fait, je tiens sur les nerfs. Cela dit je pense que 400 km c’est un maximum pour moi. Je ne suis pas prêt à rentrer de Ledenon ou d’Alès, tout seul, un dimanche soir.

Ce que j’ai retenu

Point de corde

J’avais reçu le message 5 sur 5 la dernière fois avec Hugo (Hugo Marchand) durant le stage à Carole avec Riding Sensation. Là, c’est pareil. Faut faire passer les roues au mm sur le point de corde.

Mon souci c’est que je comprends ce qu’il y a à faire, les raisons etc. mais que je n’y arrive pas. En fait, je suis de plus en plus persuadé que je vais trop vite et que je n’arrive pas à baisser ma vitesse suffisamment pour bien faire l’exercice. La prochaine fois que je roule (stage DRRS à LFG les 21 et 22 Septembre prochain) je me mets derrière un groupe de motos, je m’interdis de les doubler à l’accélération ou au freinage et je m’applique à bien faire passer mes roues sur tous les points de corde.

Bon, en plus, la taille des vibreurs au Vigeant n’incite pas vraiment à y poser le genou. Mouai, ça ressemble quand même à une excuse à 2 balles ça…

Le vrai souci c’est qu’au bout de 2 tours, dès que je vois un mec devant moi, j’ai qu’une envie, c’est de le doubler. Cela dit, j’arrive à me raisonner un peu et le deuxième jour j’ai suivi Pierre une ou deux fois. Mais bon, promis juré je vais essayer de me soigner.

Freinage

Je freine trop fort. C’est typique au virage N°1. Non, non je ne me considère pas comme un dieu du freinage. En fait, ce qui se passe, c’est que je freine trop. Du coup quand je relâche complètement les freins, que je suis en phase neutre et que je mets la moto sur son angle max j’ai plus assez de vitesse pour rejoindre le point de corde. Du coup j’accélère et là, soit je loupe le point de corde soit je me dis que j’aurais pu rentrer plus fort dans le virage.

Le deuxième jour, afin de bien comprendre ce qui se passait, je m’imposais une espèce de « punition ». Une fois en phase neutre, je n’accélérais plus jusqu’à ce que j’aie atteint le point de corde. Je ne le faisais pas à tous les virages mais au 1 c’est sûr. Le constat est sans appel : je suis lent, j’ai pas d’élan, pas d’inertie suffisante pour rejoindre le point de corde dans de bonne conditions.

Il y a sans doute deux vidéos à regarder sur le sujet

Position

Je ne sors pas assez les fesses. Je ne plie pas assez mon bras intérieur, je n’ai pas la tête à côté du réservoir, je touche nul part. Que du bonheur quoi…

Le pire c’est qu’en regardant les photos, je n’ai pas l’impression que ça s’améliore.

Dans l’ordre, il faut :

  • Que je me force et que j’ai le sentiment de sortir 2 fesses au moment où je me prépare. Une fois sur l’angle, ma jauge devrait être le niveau d’extension de mon bras sur le réservoir. S’il ne touche pas, je ne suis pas sorti assez. S’il touche ça ne doit pas être trop mal. J’aurai peut-être alors une fesse de sortie. À voir…
  • Quand ça se sera fait, il faut que focalise sur la prise tournevis de la poignée, pousser et abaisser mon coude afin de mettre mon avant-bras dans le prolongement du bracelet. Pour ce faire, je n’aurai pas d’autre choix que d’abaisser le haut du corps et mettre ma tête au-dessus de ma main.

Ce n’est pas compliqué, c’est ça que je veux voir sur les photos ✌

À propos de la position il faut sans doute que je relise cette page.

Divers

Rouler la poignée dans la main. C’est un truc que je faisais sur route, que j’avais oublié et dont Chris a parlé un moment. L’idée c’est de s’économiser là où on peut. En ligne droite par exemple il n’y a pas besoin de serrer la poignée de gaz comme un sourd pour la faire touner ou garder les gaz grands ouvert. Sylvain Guintoli en parle aussi dans cette vidéo :

Avant de freiner, lever les 2 ou 3 doigts qu’on va utiliser. C’est toujours l’idée d’anticiper les choses afin de pouvoir les exécuter mieux, plus vite…

Faut être en forme

On n’arrête pas de la journée. Session, roulage, debrief. Il y a 7 runs de 20 minutes par jour. Franchement je conseille de faire de la corde à sauter, des squats et/ou un peu de cardio. Lire par exemple le début de cette page. Sur ce stage, je suis venu pas vraiment préparé et je le regrette.

Faut une organisation au cordeau

Il y a sept enchaînements de type « sessions, run, debrief » par jour… Il n’y a pas de temps mort. Bref, faut être vraiment organisé.

Je confirme. Il ne faut pas être loin du camion. Si on n’a pas de couvertures chauffantes et une béquille sur la moto c’est facile. On sort de session et on met la moto à côté du bahut. Si on a des couvertures et pas de béquille il ne faut pas que le Barnum soit à 12 km. L’instructeur n’a pas le temps. Il faut qu’il avance. Et donc si on arrive 10 minutes après le début de chaque débrief… C’est sûr, on a loupe plein d’infos et/ou il a passé ton nom.

Ne pas oublier non plus d’emmener à boire et à manger. L’organisation DRRS amène des trucs mais bon cela ne fait pas de mal que d’avoir des trucs en plus (banane, Pom Potes…).

Photos

Le soir du premier jour, il faut penser à aller les voir les photos. De retour à la maison faut aller voir les photos sur le site du photographe. Même si les vidéos ont mis en avant tous nos défauts, les photos, c’est un plus car elles ont été prises à d’autres endroit, on n’avait peut-être pas vu le photographe… Bref, c’est un bon complément aux vidéos..

Les pneus en fin de roulage

Cela devient un rituel maintenant. De retour à la maison, je prends une photo des pneus en fin de roulage. Au Vigeant, j’ai pas mal surveillé les pressions et les températures. Le pneu AR est pas mal je trouve.

Le pneu avant est bien aussi, si c’est n’est ces boules de gomme récupérées je ne sais pas où.

Conclusion sur les pneus

Lors des roulages il faut que je fasse attention à mes pressions de pneus. Il faut sans doute aussi que je leur en demande plus. De mon point de vue les pneus ne montent pas assez haut en température (à moins que mon thermomètre laser à 30 € ne soit complètement faux).

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