RSV4 sur circuit – Tout premier jour

9H30 pétante je suis chez Paris-Nord Moto. On règle 2 ou 3 papiers. Ensuite on fait le point sur l’interface MIA que je ne vais pas prendre ainsi que sur le kit d’alimentation USB. En fait, je ne vais pas pouvoir le prendre non plus car il n’est pas complet. En effet, il manque une patte en plastique qui évite de découper le tableau de bord (j’ai vu un truc comme ça sur une Tuono où le gars devait tailler son tableau de bord à la Dremel. Je n’ai pas trouvé ça top). Par exemple aux US, AF1Racing vend un kit complet pour 30$. A gauche ci-dessous on voit bien la patte et à côté la vis et l’écrou pour fixer tout ça proprement.

Finalement, à midi, je finirai par commander un kit USB sur le site NRBike. 58 €… Je trouve ça bien trop cher pour ce que c’est. Ils sont fermés entre Noyel et jour de l’an, je ne sais pas trop quand je recevrai le kit. Dans leur kit malheureusement, il n’y a pas de vis, juste un zip… On verra bien.

Sinon, pour être complet sur le sujet, la veille, après avoir vu cette vidéo :

J’ai commandé un kit chez Quad Lock. En effet, j’avais apprécié celui que j’avais sur mon MT-07. Cette année, compte tenu de la moto et du téléphone (Samsung avec des accéléromètres très fragiles de partout) j’ai pris soin de prendre aussi un amortisseur de vibrations. J’en ai eu pour 98€.

L’idée, c’est que si je veux rouler l’esprit tranquille pendant le rodage (2 500 km, voir cette page pour plus d’explications), j’ai besoin d’un GPS et plutôt que le système MIA d’Aprilia qui propose la musique, le téléphone etc… Je préfère utiliser mon téléphone en mode GPS only.

Bon allez, on s’égare, on s’égare… Après les papiers et la remise de la selle passager (😉) on descend voir la belle… Mon contact chez le concessionaire m’avait déjà passé le manuel utilisateur (qu’elle en soit encore remercié ici). J’ai donc eu l’occasion de le lire, de l’annoter etc. On a pu faire relativement court.

À propos de la documentation…

Franchement, je ne comprends pas pourquoi ce type de document (ainsi que le manuel d’atelier) ne sont pas en libre-service, au format pdf sur le site Aprilia. Pour être clair, je trouve cette attitude complètement nulle. C’est du marketing, de l’éducation, de l’évangélisation… C’est du bon sens, bon sang ! La doc est déjà écrite, traduite et imprimée. Qu’elle soit lue une fois, 1 million de fois ou jamais, les dépenses ont été faites et elles font partie du projet de la moto. Bref, à ce stade, la documentation est bien plus utile entre les mains des potentiels futurs clients et des utilisateurs plutôt qu’à trainer dans des cartons ou sur les disques durs d’un serveur… Ah oui, bien sûr, si on veut faire quelques économies je recommande de carrément supprimer la version papier et de ne plus proposer que la version pdf que tout le monde pourra mettre dans son téléphone. Cela va sans dire mais ça va toujours mieux en le disant : la version pdf en question est une version dans laquelle on peut effectuer des recherches, dans laquelle il y a des hyperliens pour aller d’une page à une autre facilement et qui s’imprime facilement au format A4. La base quoi…

Notes

  • Je suis d’autant plus remonté que le « use+maintenance book » au format pdf existe et est gratuit. Cela dit, il n’est disponible au téléchargement qu’une fois qu’on a rempli le formulaire avec le numéro du cadre de sa moto. Autrement dit, les « bouffeurs de doc » comme moi qui n’ont pas encore réceptionné leur belle n’ont rien à se mettre sous la dent. C’est idiot.
  • En ce qui concerne le « Service Station Manual » (manuel d’atelier) là, il n’y a pas d’autre choix que d’aller sur le site d’un revendeur et de payer. Cela se passe sur le site de AF1 Racing. Idem pour le schéma électrique. Il faut passer une seconde commande. Il n’y a pas de petits profits…

Si un jour le salon de la moto revient à Paris j’irai peut-être dire 2 mots sur le stand Aprilia. Ça ne servira à rien mais au moins ça me soulagera…

Bon allez, raconte la suite… Mon interlocutrice me recommande d’être très prudent (pas de frein, pneus neufs, chaussée humide et glissante…) Je mets en route. J’ai la banane. Le son du ralenti est top… Mon chauffeur rentre à la maison avec la selle et les docs. Ma conseillère quitte pudiquement la scène et me laisse seul avec Rosalie. Casque, gants… J’ai la banane… Elle est sur la béquille latérale, je monte facilement dessus, je la passe à la verticale… Oh, oh… Tu es bien grande toi… Ça me donne l’occasion de réaliser que je n’ai pas fait basket première langue (1.69m).

Prudent, Philippe, prudent… Vas pas te gaufrer en descendant du trottoir. Prudent Philippe, prudent… Ne vas pas te louper au freinage du premier feu rouge… Prudent Philippe, prudent vas pas te mettre au tas en faisant le tour du rondpoint… Bon j’abrège, il n’y a que 5 litres d’essence, j’arrive tant bien que mal à une pompe à essence.

Là, un mot de contexte s’impose car tout le monde n’a pas l’honneur ni le plaisir de vivre en région parisienne… On est au Blanc-Mesnil, en face de la cité des Quatre Tours… Pensez au film Bac Nord et/ou à l’image d’Epinal que vous pouvez avoir des quartiers Nord de Marseille… Moi, de mon côté, j’ai toujours la banane, j’ai 14 ans d’âge mental et je suis aussi heureux que le jour où j’ai mis mes fesses sur mon premier Yamaha TY 50.

Note

Avant le TY y avait une mob’ de type Piaggio qui trainait à la maison et sur laquelle on faisait nos tous premier apprentissage. On n’en sort pas 😁

Bref, je suis béat, heureux, content et j’arrive dans une station qui ne donne pas envie. Genre maison de la famille Adams, dans le noir en contre plongée ou Thriller, tu choisis… Bref, je flippe car je ne suis franchement pas rassuré. Je ne demandais pas à être accueilli avec une fanfare ou des guirlandes mais bon, le mec derrière son comptoir ne m’adresse même pas la parole, son téléphone est en mode mains libres, à fond… Je paie, je sors, je prends une photo de Rosalie et je me casse.

Ce n’est pas très glamour et en plus ça glisse car y a de l’essence partout. Tu vas voir que je vais finir par m’en coller une.

Heu… Je me casse si je peux car là, la moto me demande de rentrer un code pin et elle refuse de démarrer. Petit coup d’œil à droite et à gauche… C’est sûr je vais me faire égorger si je reste ici… Nom de Zeus… Ils disaient quoi dans la doc à propos du code pin… Ouf, y a des flics qui viennent faire le plein… C’est bien la première fois que je suis content de les voir.

En désespoir de cause j’appelle la concession (la loose totale, les Bidochons font de la moto). On reprend tout depuis le debut, on respire, on se calme. Pour être tout à fait transparent je pense que je suis complètement parano. Après avoir discuté 1 minute, bien sûr Rosalie a démarré et les gens autour de moi vivaient leur vie normalement.

Allez, casque, gants et je pars présenter Rosalie à un pote. Ensuite retour à la maison. Oui, oui je vais donner mes premières impressions de conduite mais un peu plus loin.

Sans rire… Vise un peu la gueule du bestiau… Et là, elle est de bonne humeur… Note aussi la bande de roulement sur le pneu avant… Rosalie devait avoir moins de 30 bornes à ce moment-là.

L’après-midi je suis parti rouler. En mode télégraphique voici mes notes. Si une personne de chez Aprilia voulait bien les lire ça vaut ce que cela vaut mais il y a toujours une part de vérité dans le retour des utilisateurs. Si besoin je suis prêt à discuter avec eux et à donner plus de détails.

  • Heu. Y a très longtemps que je n’avais pas roulé sur route en région Parisienne… C’est moyen, moyen. L’état des routes est toujours aussi déplorable, les conducteurs regardent dorénavant des vidéos sur leur téléphone en roulant (je ne peux pas dire en conduisant), les clignotants, c’est officiel, sont devenus optionnels…
  • J’ai consommé un plein. Bizarre le soir dans le garage la moto « sifflait ». J’avais déjà eu le coup avec Kawette. J’ai ouvert le bouchon de réservoir et le bruit a disparu. Il y avait une sacrée différence de pression entre le l’intérieur et l’extérieur du réservoir. Après ça, ça a pas mal senti l’essence dans le garage. J’espère que ce n’est pas un soucis avec le filtre à charbon. Faudra que j’en parle le jour de la révision des 1000 km.
  • Conformément au plan de marche, je n’ai pas dépassé 7 500 tr/min.
  • Bizarrement je n’ai pas eu mal aux fesses
  • Cependant j’ai mal aux poignets, aux avant-bras et à la nuque (le terrain de jeu de Rosalie, c’est clair, ce n’est pas la route en mode pépère)
  • Le bruit du pot dès qu’on passe 5 000 tr/min… Trop, trop bien. J’ai la banane à chaque fois.
  • Ça pousse, ça pousse fort et on sent bien que cet après midi on en était qu’à l’échauffement.
  • Heu. Ça chauffe. J’ai l’impression d’être assis sur une bouillotte. Aucune idée de ce que cela va donner cet été mais là, en décembre, ça monte vite en température (100° et plus quand on retombe dans les embouteillages par exemple)
  • Drive by wire… C’est vraiment top. Je suis très content d’avoir pris une moto récente. J’adore le régulateur de vitesse même si je passe pour un débile avec une moto pareille à 80 km/h.
  • Le quick shifter… J’appréhendais un peu le down shifter… Tu parles… Faut vraiment être bas dans les tours et lui demander de faire un passage de 2 en 1 pour l’embêter (de toute façon il se désactive en dessous de 3 000 tr/min, voir le use+maintenance book à la page 151). Pour le reste c’est un vrai, vrai bonheur. J’ai hâte de voir ce que cela va donner sur piste en bout de ligne droite. Merci aux ingés qui ont bossé dessus.
  • Je n’ai aucun souci pour trouver le point mort. J’ai lu des trucs là-dessus mais franchement je n’ai rien remarqué…
  • Pour soulager les bras faut vraiment se pencher (buste posé sur le réservoir) mais du coup, sur route, à 80 km/h ça le fait moyen…
  • Je trouve que les leviers d’embrayage et de frein sont beaucoup trop hauts. En fait, j’ai mal aux poignets car sur route, les mains ne sont pas dans l’alignement des avant-bras. Les poignets sont cassés. Faudra voir sur circuit mais, au freinage, on a le buste relevé, les bras tendus, le regard sur le point de mise sur l’angle et si les doigts doivent chercher le levier de frein, ça ne va pas le faire.
    Plus embêtant, il n’y a pas de place pour abaisser les leviers. Ils touchent tout de suite le carénage et/ou on ne peut pas tourner le guidon. Ça va être embêtant cette histoire… Mr l’ingénieur de chez Aprilia, tu peux aller faire un tour chez Dave Moss s’il te plait ? Merci tu es gentil 😊
  • Il n’y a pas moyen de régler l’écartement du levier d’embrayage. C’est OK du côté frein mais ça manque franchement du côté gauche. En plus sur une moto à ce prix… Et Mr le chef de projet RSV4 de chez Aprilia tu ne peux pas corriger le tir s’il te plaît ?
  • Il n’y a pas de jauge d’essence. C’était pareil avec le ZX6R mais comme il ne faisait que de la piste ce n’était vraiment pas gênant. Là, sur route… Juste un pictogramme qui gnognotte en fin de journée… C’est un peu court. En mode ROAD/NAVI il devrait y avoir une jauge. Pas en mode RACE. Là, l’alerte qui clignote suffit. Mr l’ingénieur de chez Aprilia, tu ne peux pas ajouter une jauge ? Ça ne va pas rajouter 2 M$ au projet cette histoire.
  • Un point à améliorer. Il n’y a pas de warnings… Quand on fait de l’interfile je trouve que c’est vraiment utile (au moins, moi, ça me rassure). Mr l’ingénieur de chez Aprilia, tu ne peux pas activer l’option ? Quand on est en mode ROAD/NAVI cela pourrait être un double clic sur le bouton des clignotants par exemple.
  • Il n’y a pas de moyen simple pour éteindre tous les feux. C’est vraiment dommage. En effet, une moto de ce type, qui a 3 modes dans la catégorie RACE, c’est sûr, elle va participer à un roulage sur circuit et ce jour-là, le pilote va être dans la galère. Bref, Mr l’ingénieur Aprilia, en mode RACE tu ne pourrais pas proposer une option qui permet d’éteindre les feux, les phares et les clignotants ? A mon avis y a des histoires de réglementation qui t’empêche de le faire mais bon, réfléchis, tu es ingénieur et moi simple user.
  • Autre point à améliorer. Par rapport à ce que je connais en voiture je trouve que lorsque le régulateur de vitesse se coupe c’est un peu « violent ». Le frein moteur est actuellement sur 3 mais cela ne change rien à l’affaire. Je pense qu’il y a moyen d’améliorer facilement les choses… Je m’explique. On roule à 80 au régulateur. Je coupe le régulateur ou j’appuie légèrement sur la pédale de frein AR. Là, tout se passe comme si j’avais coupé les gaz comme une brute. Le frein moteur prend le dessus et ce n’est pas franchement agréable. Cela devrait être plus doux, plus smooth, plus discret. Dans la stratégie de l’ECU, on pourrait se dire qu’au lieu de couper les gaz de suite, on relâche gentiment ses derniers. Et, Mr l’ingénieur Aprilia, tu ne pourrais pas prendre une BMW (voiture), une centrale d’acquisition de données et aller voir sur autoroute comment ça se passe quand on coupe le régulateur ? Au pire renvoies les ingénieurs de Magneti Marelli sur leurs PC pour améliorer la stratégie de reprise de l’ECU (Magneti Marelli 11MP) quand le régulateur de vitesse se coupe.
  • Il n’y a pas de limiteur de vitesse quand on est en mode ROAD/NAVI. Cela peut être vraiment pratique en ville quand on veut être sûr de ne PAS dépasser 50 km/h. Mr l’ingénieur Aprilia peux-tu te pencher là-dessus ? En plus le boulot est déjà fait car il y a déjà un pit limiter en mode RACE je crois.
  • J’adore la résolution et la luminosité adaptative de l’écran.
  • J’aime pas du tout l’écran brillant. Un rendu mat serait bien mieux, moins bling-bling, glossy et plus classieux.
  • Je suis loin d’avoir fait le tour de tous les menus. Cela dit, sur une moto de ce type (pistarde) je ne suis pas vraiment convaincu de l’utilité de MIA. En plus, sur cette moto, écouter la musique ou répondre à des appels téléphoniques alors que le moteur et la ligne d’échappement font un bruit aussi sympa… C’est gâché, moi je dis. Oui, oui j’ai compris, MIA est une option. Il n’y a rien d’obligatoire et seuls ceux qui la veulent l’utilisent.
  • Frein AR… Frein AR ? Pas vu. Je ne sais même pas si y en a un. 😁 Plus sérieusement, je ne suis pas un grand utilisateur du frein arrière mais celui-là, à mon avis il est en télétravail… Autant à l’avant c’est top (et encore je n’ai rien fait mais je sens que ça va être top) autant l’AR il est vraiment faiblard. Je me demande même s’il sera capable sur piste de corriger une trajectoire dans un virage. À voir mais là, je suis dubitatif.
  • … Je dois oublier des trucs. Je viendrai les rajouter à cette liste par la suite.

Je suis de retour à la maison en fin d’après-midi et j’attaque un premier nettoyage de la moto. En fait, c’est un bon prétexte pour faire le tour de la miss.

Une jauge… Sans rire… À mon avis c’est une obligation corporate pour coller à l’image de marque Piaggio. Je rigole… Le prenez pas mal mais bon, je n’en avais pas vu sur une moto depuis un bail.

Démontage du cale-pied passager gauche. Faut que je commande une patte pour le côté droit. Hors de question de mettre 150 € dans une patte en carbone. 40€ pour une patte alu chez Pam Racing feront largement affaire.

Vas-y, prends 30 secondes et cliques sur l’image ci-dessous, elle va passer en plein écran. Zoome ensuite sur les filets… C’est bon, les vis n’allaient pas partir tout de suite. Sinon, c’est bien, y a des coups de marqueur jaune un peu partout. Le contrôle qualité d’Aprilia est passé par là, c’est rassurant.

Heu… Alors les catadioptres, oui… Mais non. Je sais il va y avoir 2 petits trous dans le garde boue mais je préfère encore ça.

Toujours à propos du garde boue je trouve qu’il est très beau mais l’arrière est trop court. Sur piste c’est OK mais sur route y a plein de trucs qui peuvent venir percuter et abîmer les radiateurs. En plus vu comment elle a tendance à chauffer j’ai pas envie de rajouter une grille de protection. Ça fait suer cette histoire.

Un grand moment de solitude… Enlever le capot arrière pour la toute première fois. Voilà ce que j’ai pu trouver sur YouTube et qui ressemble à ce que j’ai vécu mais en moins pire :

En ce qui me concerne…

  • Tu appelles un tier
  • Il tourne la clé sous la selle
  • Tu prends le capot en question à deux mains et tu le secoue plus ou moins gentiment
  • Il faut que la partie avant du capot se lève en premier (voir les images ci-dessous)
  • Une fois que la partie avant est levée (quelques centimètres, pas à la verticale sinon tu vas tout casser)
  • Tu tires gentiment le capot vers l’avant
  • Et là, il se dégage et tu l’as dans les mains
  • Franchement sans une aide charitable je ne vois pas comment faire. Je comprends mieux maintenant les vidéos où les gars disent « Oui… Pour gagner du temps j’ai déjà dégagé le capot, blablabla… ». Tu parles, ils n’ont pas envie de se mettre la honte en étant 18 pour arracher ce put@$*% de capot de brin. Franchement, de nuit, sous la pluie, sur autoroute et tout seul je ne vois pas comment tu fais.
  • Mr l’ingénieur de chez Aprilia, tu ne peux pas ajouter un ressort, un truc ou un machin pour que quand tu tournes la clé, l’avant du capot de selle se lève tout seul. Allez, organise un conf call la semaine prochaine avec tes potes à Noale, tu vas y arriver, j’ai confiance en toi.

Pour le reste, moi je dis que les instructions précédentes auraient leur place dans le manuel « use+maintenance book » à la page 238 de la section en français où on t’explique comment déposer la batterie sans t’expliquer comment atteindre ladite batterie. Oui, oui je sais, on peut déposer la batterie en enlevant que la selle du pilote. Mais bon, comme la clé Allen qui est sensé te permettre de dévisser les vis de la selle pilote est sous le capot de selle AR… C’est un coyote le rédacteur technique moi je te dis… Bon, Mr le chef de projet tu ne peux pas faire modifier la documentation utilisateur s’il te plait ? En plus, ce que je dis est déjà expliqué avec moins de détail dans le manuel d’atelier ainsi que dans le manuel « use+maintenance book » à la page 159. Il y a juste à faire un copier/coller et à donner un peu plus de détails parce que franchement, la toute première fois, on a peur de tout casser.

Note

Faut quand même remarquer qu’une fois qu’on a compris comment le capot de selle était monté, on prend le coup de main et ça se passe mieux.

Tiens, à propos de la documentation… Je parle du « use + maintenance book », section Français et on va faire court (si besoin relire mon laïus à propos de la doc au format pdf un peu plus haut) :

  • p 37 – Point 11. Vas-y, explique-moi en français ce que la phrase est sensé vouloir dire. C’est du Google trad ou du Deepl? Ça ne veut rien dire cette phrase. Je crois comprendre que ça veut parler de cartographie mais franchement… Y a un mec qui a relu ce truc ou pas ?
  • p 51 – La doc mentionne un mode COMMUTE dont il n’est fait référence nul par ailleurs. Bref, c’est l’effet Zone 51 de la page 51… Faudrait corriger. À mon avis ça vient d’une autre moto ou d’une autre langue (sans doute US).
  • p 51- Il est dit que le mode SPORT est personnalisable. À mon avis c’est faux c’est le mode USER qui est personnalisable. Voir la fig 2.03 p 54 ainsi que la colonne « Chaussée » du tableau p 153.
  • p 103 « Insert Key 1 ». Ce n’est pas clair. On parle d’une clé physique ou d’un premier code à saisir. Je n’ai pas bien compris.

Attention, je ne jette pas la pierre. Concevoir, écrire et maintenir une documentation c’est compliqué. Cela dit, les rédacteurs techniques d’Aprilia pourraient peut-être noter que si le manuel en question était disponible en ligne (format HTML) il pourrait être beaucoup plus facilement maintenu. On détecte une erreur, une coquille… Pas de problème, on corrige la page HTML et zou on passe à autre chose. Une page de la documentation ayant été modifiée, cela déclenche automatiquement tout un ensemble d’actions (relecture, approval de mise en ligne etc.) et, entre autres, la génération d’une nouvelle version de la doc au format pdf. On peut même imaginer que ceux qui auront donné leur adresse mail pour télécharger gratuitement le manuel reçoivent un mail leur indiquant qu’une mise à jour de la doc est disponible. De plus, si une personne souhaite télécharger la version pdf gratuite de la documentation, il obtient toujours la version corrigée, à jour. Le bonheur quoi!

Ci-dessous, dans le bas de l’image, il faut remarquer le trou dans la patte en alu. C’est là-dedans que s’insère l’axe du capot de selle qu’il faut sortir en premier.

Ci-dessous il faut noter les 2 « crochets » (sous mon pouce) en plastique cassant. Au moment de remettre le capot de selle il faut commencer par les remettre en place puis appuyer sur l’avant du capot pour faire rentrer l’axe dans le trou (ensuite l’axe est maintenu par un système de guillotine qu’on actionne avec plus ou moins de bonheur avec la clé).

Une fois le capot enlevé, on peut enlever la selle du conducteur avec une clé Allen (il y a un exemplaire de la clé sous le capot de selle AR).

Tiens, y a une trousse à outils sous la selle…

Ça, c’est le contenu de la trousse à outils. On ne va pas aller loin avec ça. Quitte à nous donner une clé pour régler le précontrainte de l’amortisseur AR ils auraient pu donner ce qu’il fallait pour régler la compression et la détente de la fourche et de l’amortisseur. Bon, je vais mettre ça de côté. De toute façon c’est toujours pareil, sur toutes les motos, ce sont des outils réalisés avec du fer à ferrer les ânes. On a plus de chance de se faire mal que de régler quoique ce soit.

La boite à merdouilles commence à se remplir gentiment.

J’atteins enfin la batterie Lithium qui était l’objectif de cette escapade sous la selle. En effet, j’ai acheté l’autre soir sur Amazon un TecMate OptiMate TM470 pour batterie Lithium (60€). Faut juste que je fasse les branchements.

Hou là… Mais c’est l’heure de dîner… Bon allez la suite au prochain numéro et d’ici-là relisez les notes de pilotage ou faites des squats afin de préparer le ski et/ou les roulages du printemps.

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