RSV4 sur circuit – Stage DRRS des 23 & 24/08/2022 au Vigeant

Problème de jugulaire

Depuis que j’ai acheté mon casque (AGV Pista GP R) j’ai toujours eu des soucis avec le « bouton » pression de la jugulaire qui est sensé empêché l’extrémité de cette dernière de voler et de fouetter le visage quand on roule. Le casque coûte plus de 1 000 balles et le bouton pression en question est un bout de plastique à 10 centimes. Ce qui devait arriver m’arriva… Comme il est pas du tout solide, la partie mâle du bouton s’est abîmée, du coup j’ai un mal de chien à verrouiller le bouton pression, faut alors que j’enlève le casque, que je déforme la partie mâle en question avec l’ongle du pouce, que je remette le casque puis les lunettes, bref ça me stresse et c’est très très embêtant. Z’ont pas été malin les gars d’AGV sur ce coup là.

Partie femelle
Partie mâle. On voit le bord qui est coupé et qui du coup ne rentre plus dans la partie femelle.

Bien sûr j’ai appelé le magasin. « Faut renvoyer ça à l’usine, non je ne sais pas combien de temps ça va prendre, non je n’ai pas de solution de remplacement durant le temps de la réparation… ». Bon, bref, en Juin j’ai fini par aller voir la personne qui m’avait déjà posé un bouton pression « classique » sur la combine. En 5 minutes le tour était joué. Je suis très satisfait. Je n’ai eu aucun souci depuis.

Lundi 22

Je pars de la maison vers 14H00 et j’arrive sans encombre à 18H00 au circuit de Val de Vienne. Je trouve une place facilement car il n’y a pas grand monde à cette heure-là. J’installe rapidement le barnum, je range la moto, je m’équipe et je vais faire un tour de piste en petite foulée. J’en profite pour prendre des photos afin de compléter ma série de notes sur le tour du circuit du Vigeant. Exemple :

Dans le virage 1, on voit bien que le cône, le point extérieur dont il faut se rapprocher est à la verticale de la fin du vibreur intérieur.

Dans un précédent billet j’avais parlé « du soucis du Val de Vienne« . Merci Internet, un bon Samaritain m’a conseillé d’aller à La Marina à Pressac. Franchement, je n’ai pas été pas déçu. Dîner pour 30€ environ (1 personne sans vin ni alcool), un cadre sympa… Pour le coup, je recommande aussi. Bon, allez, il est temps d’aller se coucher, demain lever 6H30.

Le village flotant de Pressac et son restaurant La Marina

Avant de dormir, je n’ai pas visionné de vidéo du circuit. Mais bon, pour le fun, je vous partage l’une de celles que j’aime bien en ce moment :

Il ne faut pas hésiter à parcourir cette playlist. Il y a d’autres vidéos du Vigeant mais aussi sur plein d’autres sujets autour du pilotage moto sur circuit.

Mardi 23

Je quitte la chambre à 7H00 pour aller au petit dejeuner… Ça va se lever, mais bon, pour l’instant c’est encore brumeux et je sens qu’il va faire lourd.

Je suis en intermédiaire avec Mathieu LUSSIANNA et voilà l’agenda des 2 jours à venir (la photo est prise alors que l’agenda est scotché sur l’intérieur de la vitre avant du véhicule. C’est pour ça que l’image n’est pas ouffissime).

Pour mieux lire il faut cliquer sur l’image 🙂

8H15 tout est installé et les chauffantes sont à l’œuvre. Je pars faire un tour du paddock.

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle….

Je suis toujours impressionné par tout le bazar qu’on (moi le premier) emmène sur les roulages et l’équipement de certains : camping-car + remorque fermée + compresseur + BBQ + outillage + monte-pneus… En revanche je suis l’un des rares à venir seul.

Allez, 9H, c’est l’heure du briefing sécurité, du rappel des consignes etc. Tout le monde se présente en combinaison pour ne pas perdre de temps.

Ensuite c’est parti et le stage débute à proprement parler. En ce qui concerne notre groupe on va faire connaissance avec Mathieu. Premier roulage de reconnaissance dans 20 min. Sans être inquiet je me dis que je n’ai pas mis les fesses sur la moto depuis le 19 juin dernier… On verra bien.

Déroulé de la journée

Je vous propose de faire court et d’aller lire ce billet ou celui-là.

Mes notes de la journée en vrac

  • Je ne suis pas mécontent d’avoir perdu un peu de poids. Merci à la suppression des sucres et à la course très lente en aérobie (voir cette vidéo le cas échéant).
  • Pas mécontent non plus de faire régulièrement des squats, des pompes etc. La moto se pilote avec les jambes et on est toujours en train de passer d’un côté à l’autre (théoriquement sur un « petit » circuit comme celui-là je ne devrai jamais avoir les fesses dans l’axe). Bref, ça travaille et il faut se préparer un minimum si on veut tenir les 2 jours. J’ai pu faire la dernière session du 2eme jour sous 35°C sans trop de soucis. Pas frais mais content d’aller faire la dernière session.
  • Au bout des 2 jours j’ai mal aux adducteurs et aux triceps. Pour les premiers je ne sais pas trop pourquoi. Pour les seconds c’est entièrement ma faute : je n’arrive toujours pas à plier le bras intérieur pour amener mon menton au guidon. Je force donc comme un âne sur les bras au lieu d’être souple et mobile avec le haut du corps. Dit autrement, en entrée de virage, au moment où il faut faire pivoter la moto, je suis raide, la tête en hauteur… À la rigueur j’observe que j’essaie de garder la tête basse en sortie de virage. Je pense qu’en entrée de virage j’ai la trouille d’abaisser ma tête, de la rapprocher des vibreurs mais qu’en sortie, alors que le « danger » est passé et que la moto se relève, là je fais le mariolle et j’abaisse le casque… Enfin, un peu…
  • C’est la première fois que je rentre d’un stage avec des cales au mains. Bizarre, pourtant je pense à faire l’effort de rouler l’accélérateur et à ne pas trop serrer les poignées. C’est peut-être au freinage. Je ne sais pas. A surveiller au prochain roulage.
  • Cependant tout n’est pas noir ni désespéré. D’entrée de jeu à la première session je frotte dans 2 ou 3 virages. Cela a été le cas toute la première journée. La seconde, plus rien sauf en toute fin de journée où j’ai aussi fait frotter la botte (pourtant je sais qu’il n’y a pas beaucoup de semelle qui dépasse du cale-pied). Je ne pige pas trop ce que j’ai fait. En plus, c’était dans des virages à droite alors que j’ai l’impression d’être plus à l’aise dans les virages à gauche.
  • Je vais faire simple : on a tous (90% au moins de notre groupe) le même problème. Trop de conduite moto sur route et personne ne plie son bras intérieur. Oui, bien sûr, certains n’accélèrent pas, d’autres ne freinent pas assez fort, on manque tous aussi de vitesse d’entrée dans les virages etc. Quoiqu’il en soit, la majorité des stagiaires ont un vécu de motard sur route et ça laisse des traces. Si on ajoute à ça une moyenne d’âge respectable et l’obligation d’aller au boulot à l’issue du stage… Forcément on a du mal à toujours avoir la tête à côté de la bulle, à plier le coude etc. Pourtant ça a l’air simple…
  • Bizarrement la remarque précédente ne s’applique PAS (ou presque) au bas du corps. J’entends par là que la majorité des stagiaires est capable, assez facilement, de bien positionner ses pieds, de sortir une fesse, d’écarter le genou intérieur etc. Ben alors… Comment c’est possible que dans un cas le vécu motard empêche les stagiaires de plier le bras pour abaisser la tête mais ne les empêches pas de sortir une fesse et d’écarter le genou ?
    Soyons honnêtes tout ça ces des conneries. Le truc c’est qu’on a la trouille de se retrouver avec les vibreurs qui nous sautent à la figure. Des fiottes je te dis, nous sommes des fiottes…
  • Plus sérieusement, alors que je suis en train de rédiger ces lignes je pense que cela vient du fait que lorsqu’on plie le bras pour faire baisser la tête (pas l’inverse, baisser la tête pour forcer le bras à se plier) on a tendance à baisser les yeux à ne plus regarder au loin mais au contraire à regarder de plus en plus près. Du coup tout défile beaucoup plus vite et ça fiche les jetons.
    Conclusion : au prochain roulage faut plier le coude, baisser la tête et faire l’effort de lever le regard et ce, même si on pense qu’on regarde déjà au loin. Dèjà que j’ai mal aux cervicales… Là, si j’essaie de lever encore plus les yeux, je ne sais pas ce que cela va donner.
  • J’ai utilisé les chauffantes le matin et à midi. Pour le reste je prenais 2 tours pour faire monter les pneus en température. C’est bien, ça m’oblige à prendre du temps, à appliquer ce dont on a parlé dans la session théorique précédente etc. Franchement je ne vois que des avantages à ne PAS utiliser les couvertures chauffantes dans ce type de stage.
  • Le midi ne mange pas ou fait vraiment « light ». On n’a pas 3H pour la pause déjeuner et tout de suite après on enchaine les sessions. Bref, je recommande de faire lite de chez lite le midi.
  • Trop de chutes… Par exemple dans notre toute première cession il y a eu 3 chutes. Idem dans les autres groupes de niveau. Heureusement il n’y a pas eu de problème humain, que de la mécanique et de l’amour propre. En général les chutes c’est une ou deux en tout debut de journée et après ça se calme mais là, non, ça n’a pas arrêté de la journée.
  • Notre dernière session de la journée a été annulée car un pilote du groupe Expert a fait exploser le moteur de son S1000RR. Y avait de l’huile du milieu de la ligne droite des stands jusqu’au gravier du 1 (Arnaud Biet). Je n’exagère pas, tiens regarde :
  • Du coup on en a profité pour faire un demi-tour du circuit à pied avec Mathieu. J’ai pris des photos et quelques notes. Ça me servir pour compléter ma série de notes sur le tour du circuit du Vigeant.
  • À notre retour aux stands, on a vu tourner ça. Sympa 😁. Ils ont fait 4 tours.

Le soir, débrief de la journée, annonce de l’agenda du lendemain, apéro puis diner tous ensemble. J’ai profité de l’intervalle avant le diner pour refaire un tour du circuit en courant. En cours de route j’ai retrouvé un couple avec qui j’avais sympathisé. On a terminé en marchant gentiment en commentant chaque cm du circuit. On est arrivé et tous les box étaient fermés 😉. Impossible accéder au paddock… Les surdoués au circuit… Obligés de demander de l’aide etc. Une misère. On a bien rigolé.

Allez, je me change vite fait et direction le restaurant pour diner. J’ai les crocs.

Mercredi 24

Ils annoncent 35¨C. Pour une fois météo France ne s’est pas mis le doigt dans l’oeil. Dès le matin à 6H30 on voyait que ça allait cartonner.

J’arrive de bonne heure et de bonne humeur sur le paddock. Rapidement je réinstalle le camp et j’attaque le nettoyage de la moto. Entre autres un bon coup de soufflette sur les étriers et les plaquettes avant et un gros rinçage au Bardhal. Le nettoyage est une bonne occasion de vérifier que tout va bien, que rien ne manque etc. Là, je me rends compte que la vis arrière du bas de carénage est partie. Je pense que je ne l’ai pas serré. Entièrement de ma faute. Bien sûr, je n’ai pas de vis de 5 avec moi, ni de fil de fer pour faire une réparation de fortune. Rapidement je trouve une âme charitable qui me donne du fil. Plus tard je suis allé voir les mécaniciens qui m’ont passé une vis de 5.

Petit dejeuner avant la séance d’étirements pour ceux qui n’ont encore rien pris.

8H45… C’est l’apérobic… Courte séance d’étirement avant de redémarrer la journée. On rigole, mais ce n’est pas inutile je pense. En plus, compte tenu de la météo on a eu un rappel sur l’hydratation, quoi boire, quelle quantité, quelle température, quand…

Mes notes de la journée en vrac

  • Chaud… On a eu chaud… En cours de journée c’est monté à 35°.
  • J’ai pensé à surveiller la pression des pneus le matin et le midi et peut être encore une fois en milieu d’après midi
  • La moto a eu chaud mais n’a pas surchauffé outre mesure. Elle était à 100-103 en rentrant sous le barnum. Quand je coupais les ventilos continuaient à tourner une peu puis s’arrêtaient. J’ai vu des gars avec de gros ventilateurs devant leur moto à l’arrêt. A mon avis cela ne sert à rien car si le moteur est arrêté, il n’y a pas de circulation et donc le bloc moteur n’a aucune chance d’être entouré de liquide plus frais. En revanche ça va peut-être accélérer la baisse de température dans le radiateur. Intérêt ? Pas clair pour moi.
  • Notre première session a été annulée au 2eme tour à cause d’un carton. En fait un des pilotes n’a pas vu les restes d’absorbant qu’il y avait sur la piste (voir plus haut cette histoire de moteur de BMW qui a explosé) et comme en plus il a freiné tard, très tard (après la passerelle) ça s’est terminé dans les graviers. J’étais loin mais je l’ai vu rouler sur lui-même quand il était au sol et j’ai craint pour ses bras, clavicules etc. La moto idem. Finalement si lui s’en est sorti sans une égratignure, elle, en revanche, elle a pris cher. Chiffonnée. Beaucoup de travail pour la remettre en ordre de marche.
  • J’ai aucune idée de mes chronos. Au bout de 2 jours ça me manque un peu. Je pense que ça s’est amélioré mais je suis dans le flou. A mon retour j’ai acheté une balise GPS qui se connecte sur le réseau CAN de la moto et qui s’utilise avec le système de chronométrage existant. (Affichage dans le tableau de bord etc.). Je trouve honteux le prix qu’ils te vendent ça mais bon je n’ai pas le choix.
  • Pas trop mécontent. Je pense que je ne me fais doubler que par 3 pilotes dans le groupe dont un que j’arrive pas du tout à suivre. Vitesse de pointe c’est pareil, freinage je suis peut-être un chouille au-dessus. Non, là où la différence se fait c’est dans la vitesse d’entrée en virage et la vitesse de mise sur l’angle. Bon, en plus du bras à plier y a encore du boulot… ça n’en finira jamais c’est histoire 🙂

Bon, allez, la suite au prochain numéro et d’ici-là relisez les notes de pilotage ou faites des squats afin de préparer les futurs roulages. Pour moi, normalement c’est les 25 septembre prochain à la Ferté Gaucher.

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