RSV4 sur circuit – Roulage des 17 & 18/04/2022

À propos du RSV4

Je l’ai dit dans ce billet, j’ai enlevé les rétros et la plaque d’immatriculation. Elle a bien meilleure allure comme ça.

Toujours dans l’esprit de « je n’investis dorénavant que dans des choses qui vont me faire gagner du temps sur piste » j’ai reçu et installé des grips de réservoir Techspec (via Gentlemen Riders). Ça coûte un bras pour ce que c’est (du caoutchouc et un peu de colle) mais ça se pose sans problème et ça aide vraiment à ne pas glisser lors des freinages (bien sûr faut penser à serrer les cuisses).

J’ai aussi reçu une couronne de 42 (+1) et un PSB de 15 (-1). Je ne les monte pas pour l’instant. On verra après le roulage au Vigeant.

Bon, ben on est presque prêt… Ah j’allais oublier… Cette année j’essaie aussi de faire plus « light » au niveau de ce que j’emmène. C’est valable pour moi mais aussi pour ce qui va autour de la moto.

Allez, il est temps de charger la voiture et de se mettre en route. 4H30 au programme avec des radars partout, un long morceau d’autoroute en travaux et un tarif qui, lui, reste à 100%.

Installation

J’arrive à destination sans encombre. Direction le paddock. Il y avait un roulage Box 23 plus tôt dans la journée. C’est donc pas mal occupé. Je trouve une petite place, j’installe le barnum, mon voisin partage un bout de prise électrique (j’ai un ventilateur pour faire sécher le casque entre 2 sessions). On est paré.

Ah oui, j’amène le RSV4 à l’atelier pneus de Box23 pour qu’ils le stockent dans leur box cette nuit. J’en profite pour aller chercher le transpondeur (ça c’est vraiment bien, voir plus bas) et finaliser mon inscription.

Le transpondeur une fois installé le lendemain matin.

Je mange sur place. J’ai ma dose pour aujourd’hui. Je vais me coucher de bonne heure. Demain sera un autre jour.

Jour 1

Le lendemain, levé 6H30. L’hôtel est vraiment top. Je sors sur la terrasse, j’ai vue sur la piste… Photo… Ça va être une belle journée.

Petit déjeuner à 7H00 et je fonce ensuite au paddock. Je récupère la moto. En deux minutes ou presque tout est installé. Encore une fois c’est light. Une table, une chaise, pas de chauffantes, pas de béquille de stand, un peu d’essence pour demain… Merdaille, j’ai oublié la pompe à main… Quelle andouille, va falloir que je modifie ma check-list.

Bon, allez je vais faire un tour sur le paddock. J’adore cette ambiance de camping qui se réveille. Tiens une R8, tiens une Yam 250 2T, tiens une RG 250…

8H c’est le briefing.

Et à 9H00 c’est parti pour le groupe des 400 (experts)

Comme je n’ai pas de temps de référence, je suis en débutant. Ça me va très bien car je redécouvre le circuit du Vigeant et je découvre toujours le RSV4.

À 13H00 les groupes sont réorganisés à l’aide des temps enregistrés lors des sessions du matin. Les sessions de l’après-midi se passent dans la joie et la bonne humeur.

Entre celles du matin et de l’après-midi je suis surpris par le nombre de chutes. Rien de grave heureusement mais on a eu notre lot aujourd’hui.

Qu’est-ce que je retiens de cette journée 1 ?

  • Pour l’instant je roule moins vite qu’avec le ZX6R. Je n’ai pas les chronos mais je le sens.
  • J’ai fait toute la journée sur le mode Road/Sport.
  • Je suis content de ne pas avoir de couvertures chauffantes. Ça m’oblige à faire attention durant les 2 premiers tours (généralement je pars dans les derniers sur la piste). Ça m’évite aussi de me mettre dans le rouge bêtement. Ça me permet de rouler beaucoup plus doucement, de faire l’effort d’assurer les points de corde etc.
    Je crois que même avec les prochains pneus (sans doute des Pirelli SC), je ne mettrai pas les couvertures chauffantes et que je prendrai le temps dorénavant de partir « doucement » pendant 1 ou 2 tours puis d’accélérer. L’idée serait de se donner un thème (plis ton bras, sort les fesses, tourne ton buste, point de corde, souffle en entrée de virage…), de l’exécuter « lentement » puis après 2 tours, de hausser le rythme tout en continuant à faire l’exercice en question. Bien sûr quand je serai grand, je remettrai les chauffantes afin que les pneus restent à la bonne température toute la journée et évitent de faire des cycles chaud-froid qui les tuent prématurément.
  • Je n’accélère pas à fond. Je ne crois pas avoir calé la poignée une seule fois de la journée. Oui, oui c’est vrai, j’ai la led qui clignote à 11 500 tr/min. En plus, il y a plein d’endroits où, sans accélérer à fond, je pourrais accélérer plus fort et/ou plus longtemps. C’est un truc que je ne faisais pas trop mal avec le ZX6R mais là, il me faut du temps. Faut dire qu’il y a un paquet de chevaux en plus, que je n’ai pas l’habitude et qu’à raison de sessions de 20 km… Ça prend plus de temps qu’anticipé. Je ne m’inquiète pas, je vais me faire à la moto et ça va revenir.
  • Je ne freine pas à fond. Je suis sûr que je peux freiner beaucoup plus fort. Pas plus vite mais plus fort. Je suis bluffé par la puissance disponible mais bon, pour l’instant, je suis une « fiotte » et je n’ose pas tirer plus fort.
  • Je n’ai pas frotté une seule fois de la journée. Cela n’a rien à voir avec le RSV4. C’est moi le problème. Je suis persuadé que malgré ce que je pense, je sors un quart de fesse (ou 0) alors que j’imagine sortir les 2.
    A mon avis c’est dû à la position mais aussi au manque de vitesse en entrée de virage. Faudrait qu’un gars roule avec moi et me confirme/infirme ce point. Mais bon je viens et je roule tout seul…
    Y a aussi de la fainéantise/fatigue. Par exemple dans le Paf, au bout de la ligne droite, je remarque que je suis très souvent dans l’axe de la moto et pas avec une fesse sortie à droite. Pour le Pif, je me décale bien mais ensuite, je ne fais pas correctement la bascule de la gauche vers la droite. Manque de préparation physique ? Bizarre je pense pourtant avoir les jambes. À mon avis c’est encore un problème de vitesse d’exécution. La prochaine fois que je reviens au Vigeant (les 27-28 mai normalement) il faudra que je vérifie si je fais la bascule dans les 2 premiers tours « lents » puis plus du tout lorsque le rythme « s’accélère ».
  • Je manque cruellement de vitesse de passage en courbe. Je freine sans doute trop, du coup sur l’élan il n’y a plus rien, et donc pas besoin de prendre trop d’angle, cependant il faut un filet de gaz mais bon, t’as gagné, t’es lent. Je suis embêté. Je ne sais pas quoi faire pour corriger ça.
  • Je manque de vitesse quand il s’agit de « claquer » la moto sur l’angle. Je trouve que mes mises sur l’angle sont trop/très lentes.
  • Quand même, une bonne nouvelle… Dès que je freine je commence à rentrer les rapports (voir une des vidéos de S Guintoli à ce sujet). C’est tellement facile avec le downshift… Rien que pour ça, je ne regrette pas d’avoir acheté une moto récente qui bénéficie de ce type d’aide électronique.
  • Au rétrogradage, faut absolument éviter de passer de 2 en 1. À chaque fois je tombe sur un faux neutre. C’est très flippant car la moto « pousse » à cause de son inertie et qu’en face, il n’y a rien pour contre-carrer (normalement le frein moteur).
    Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas downshifter jusqu’en première. Il faut que je relise la documentation du RSV4 et/ou que je cherche sur le Web. Peut-être que pour passer de 2 en 1 il faut rétrograder « à l’ancienne ». Ici au Vigeant comme y a un paquet de virages lents je me dis que cela permettrait de sortir mieux et en tout cas de ne pas sortir en sous-régime.
  • Je plis plus régulièrement (pas à tous les coups) mon bras intérieur et je baisse assez souvent la tête vers le poignet. C’est symptomatique, j’ai beaucoup moins mal aux bras en fin de journée (triceps). C’est bon signe, cela veut dire que je suis moins crispé sur les bracelets.
  • J’arrive à voir devant, en ligne droite, quand je fais l’effort de me coucher sur la moto. Youpi !
  • Est ce qu’il va falloir que je prenne un coach perso toute une journée ? Franchement je me pose sérieusement la question.

J’adore cette vidéo. Elle est vraiment très instructive à propos des mises sur l’angle. La différence entre le début et la fin est impressionnante. Faut prendre le temps de la regarder en entier.

Jour 2

Ça va encore être une belle journée. Petite brume matinale… Bucolique l’ambiance…

7H du mat’ j’ai des frissons… Je claque des dents et je monte le son…

Quand j’arrive sur le paddock il ne fait pas très chaud… Ensuite ça s’améliore. Typiquement sur les 2 jours, sous le barnum, dans l’après-midi on avait 21-22 °C. Des conditions idéales.

Qu’est-ce que je retiens de cette journée 2 ?

  • Je suis passé en mode RACE/User 1 que j’ai paramétré à ma façon.
  • Je n’accélère toujours pas à fond mais je sens la roue AV qui déleste dans la ligne droite des stands. Bizarrement je ne le sens pas dans l’autre ligne droite.
  • Je pense que je freine un peu plus fort. Pour y arriver je suis revenu à un freinage à 3 doigts alors que jusqu’à présent sur le RSV4 je freinais avec 2 doigts. Cela dit je n’ai pas l’impression que le Rilsan du tube de fourche descende beaucoup plus qu’avant. Je n’ai pas non plus entendu le pneu arrière couiné ni senti l’AR de la moto se lever. À mon avis j’ai encore de la marge 😊.
  • J’ai du mal à utiliser le chrono du RSV4. Ce n’est pas lui qui pose problème c’est moi. J’oublie d’appuyer sur l’appel de phare, je ne choisis pas le bon endroit pour le déclencher (passage de vitesse par exemple…). Va falloir que j’améliore ça au prochain roulage car si pour l’instant je peux éviter d’acheter un chrono GPS, ce n’est pas plus mal.
  • Pas mal de discussions avec mes voisins de paddock. C’est vrai que de venir tout seul… Même si j’ai plein de chose à dire au RSV4, la conversation atteint vite ses limites.
  • Je n’ai pas fait la dernière session car elle se termine à 18H et qu’ensuite j’ai 4H30 de route. Sinon physiquement ça va. Deux jours c’est bien. Je ne sais pas ce que cela aurait donné si j’avais fait 3 jours de roulage.

À propos des transpondeurs

On m’en avait parlé (des Belges, je crois, à LFG). Je ne connaissais pas. Pour moi c’est simple, cela devrait devenir la norme et les organisateurs devraient standardiser sur 1 type de transpondeur afin de simplifier la logistique et minimiser les coûts (achats en gros, maintenance, même porte transpondeur pour tous les roulages etc.)

En gros, lors de l’enregistrement, contre un chèque de caution de 300€ on te remet un transpondeur. Ensuite tu dois acheter le porte transpondeur (10€). Pour finir on te donne 2 Rilsan et on te demande d’accrocher tout ça sur la fourche, entre les tés inférieur et supérieur. J’imagine que c’est parce qu’en cas de chute c’est plus ou moins à l’abri. Moi, il n’y a pas la place, ce sera donc sur la fourche.

Pour le reste, durant la matinée tu ne t’occupes de rien, tu roules.

À 13H l’organisateur sort un classement de tous les participants et les réorganise en n groupes. Lors de ce roulage il y avait 4 groupes nommés de 100 pour les Piou-Piou à 400 pour les Experts. Donc, à 13H il y a un affichage. Si tu es sur la liste tu vas voir l’organisateur qui te change de groupe et te remet le bracelet de la bonne couleur.

Du coup, l’après-midi, les groupes sont beaucoup plus homogènes et franchement on voit la différence. Les sessions se passent plus sereinement.

Bien sûr, à la fin du roulage, tu rapportes le transpondeur et tu récupère ton chèque de caution.

Après le roulage, Box 23 te fait parvenir tous les temps de tout le monde sur toutes les journées. C’est vraiment bien car tu peux te comparer, voir ta progression au cours des sessions et pour la prochaine fois tu peux renseigner correctement ton profil, te fixer un objectif, …

Réglage de la suspension

Ça fait longtemps que je veux faire un billet de blog sur les relations de cause à effet qui existent entre le réglage des suspensions et l’impact sur les pneus. Bon, je ne vais pas le faire ici (trop long, pas le temps) mais je vais pouvoir documenter un cas particulier.

Premièrement, je suis de plus un plus un obsédé de la pression des pneus. Dorénavant, à 10 minutes du début de la prochaine session, toujours avec le même manomètre, je vérifie les pressions AV et AR. Je suis en Super Corsa SP. Il fait bon, ce n’est pas la canicule, c’est donc 1.9 à l’AR et 2.1 à l’AV. En étant sûr des pressions, cela fait un paramètre de moins dans cette équation à 12 000 inconnues.

Note

Je n’arrive pas à trouver un mano de précision à un prix raisonnable et/ou à trouver un manomètre avec une précision annoncée. Pour les manos de précision on peut faire un tour du côté des karting mais ça coûte vraiment un bras… Du coup j’utilise toujours le même manomètre (un Michelin numérique) en me disant que ce qui compte le plus c’est la relation entre la valeur lue et l’état des pneus. Si vous avez des conseils en matière de mano laissez une note dans les commentaires.

Bref, voilà le pneu AR à la fin de la 1ere matinée. Je le trouve pas mal. Il y a les vaguelettes qu’on trouve sur les plages quand la mer s’est retirée. Sur le bord, la gomme est évacuée sous forme de boulettes (ça bouloche). Bref, ça semble bien.

Pneu AR le 17 à 13H00
Idem

À propos du pneu avant ce n’est pas tout à fait la même histoire. En fait, sur les rainures, le bord qui est le plus en avant accumule de la gomme et se trouve plus haut que le bord arrière de la rainure. Aucun souci de sécurité. Cependant c’est le signe d’un problème dans le réglage de la suspension.

Le pneu AV à 17H00. L’avant est vers la gauche de la photo.
Le bord AR est propre alors que le bord AV accumule de la gomme.
Idem mais l’avant est vers la droite de la photo.

C’est en effet typique d’une détente trop lente. Afin de lui permettre d’être plus rapide, je commence par enlever un clic sur la détente. Pour se faire, tournevis plat et un clic dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sur la vis en haut de la fourche (vis 1 ci-dessous).

Allez, c’est l’heure de notre toute dernière session il est 17H40.

Finalement, au bout de 20 min de session, l’effet est assez radical.

Le pneu AV après 1 session
Idem

Le lendemain matin je fais les autres sessions et voilà l’était du pneu à 12H00

Pneu AV à 12H

Je décide d’aller plus loin et d’enlever un autre clic sur la détente. Les séances se passent bien l’après-midi mais j’oublie de prendre des photos du pneu. Quoiqu’il en soit voilà l’état du pneu avant ce matin une fois de retour à la maison. Je le trouve pas mal.

Pneu AV à la fin des sessions

Note

Je pense que je ne charge pas assez mes pneus. Typiquement à l’arrivée, je les mesure autour de 45°C. Comme j’avais un doute, à l’arrivée de mon voisin qui était dans le groupe des 200 ou des 300, j’ai mesuré la température des pneus de sa Ducati. Ils étaient à 55°C. Oui, bien sûr, on n’avait pas les mêmes pneus mais bon, même quand j’avais des Pirelli SC sur le ZX6R j’étais déjà dans ces eaux-là. Il faut que je cherche… Si besoin, je viendrai compléter cette note au besoin.

Le rodage est officiellement terminé

De retour à la maison la moto a 2 471 km. On va dire que c’est bon, le rodage est terminé.

Je fais le dernier réglage du clignotement de la led que je le fixe à 13 400 tr/min (voir le « use+maintenance book » p 197 et si besoin ou relire ce billet).

Si j’étais un gars bien je ferais une vidange avant le prochain roulage.

LE souci du circuit du Val de Vienne

Le circuit du val de Vienne est vraiment très bien. Les infrastructures sont au top, les toilettes sont propres (y a du personnel qui passe régulièrement), idem pour les douches, les gens sont sympas, la météo est bien (ou alors j’ai eu de la chance à chaque fois que je suis venu)

Cela dit, le truc qui me fait suer c’est que je ne trouve pas de restaurant pas trop loin du circuit. Le Paddock Café c’est bien dans la journée, les gens ont le sourire, il n’y a pas de problème mais bon le soir, sans vouloir faire un Relais Chateau ce serait bien de pouvoir faire une pause dans un cadre sympa.

Ben non… Au village d’à côté l’hôtel restaurant semblait fermé quand j’y suis passé (dimanche et lundi). Idem pour le restaurant au bord de la Vienne. En poussant à une dizaine de kilomètres au sud je suis tombé sur une pizzeria mais qui ne faisait plus que du « à emporter ».

Tisane de tisane… Je suis donc rentré au circuit pour aller dîner au Paddock Café.

Va falloir que je trouve une solution. Si vous avez une ou deux adresses n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Total respect pour les épouses et les accompagnateurs

Deux mots pour dire mon admiration devant les compagnes qui se farcissent deux ou trois jours sur un parking à dormir sous la tente, à écouter des histoires de gamelles ou de bielles tordues, qui réconfortent, encouragent… Tout en gardant le sourire aux lèvres et un oeil sur les marmots qui sont partis faires des roues arrière sur leurs vélos au milieu des motos qui sortent et rentrent de la piste. Je dis compagnes car il y a malheureusement peu de femmes qui roulent. Bon bref, « pour le meilleur et pour le pire » qui disait le mec à la mairie ? Allez, chapeau bas !

J’ai un peu la même admiration pour les accompagnateurs. Non seulement tu conduis, tu chronomètres, tu charges, tu décharges… Mais tu n’as pas le plaisir de rouler. Merdouille de merdouille. En tout cas bravo pour votre abnégation.

Dernier point et j’arrête là. Je vois très peu de parents qui accompagnent leur ou leurs progénitures sur piste lors des journées de roulage. C’est sans doute parce qu’ils doivent être plus dans des journées de compétition.

Bon, allez, la suite au prochain numéro et d’ici-là relisez les notes de pilotage ou faites des squats afin de préparer les prochains roulages. Pour moi, normalement c’est le 8 Mai à La Ferté Gaucher.

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