Le Ollie en snowboard : les bases pour bien débuter

En deux mots

Le Ollie est un petit saut (assisté par la planche) et qui est à la base de pratiquement toutes les autres « figures ». Pour être honnête je ne suis pas sûr de bien l’effectuer moi-même (enfin bref je ne suis pas satisfait) mais faut vraiment être persuadé d’un truc : en snow il faut avoir le Ollie à sa panoplie d’outils.

Tester l’élasticité de la board

La planche est souple, très souple même. On va faire un test. Déchaussez, mettez la planche verticale. Tenez le nose de la board avec une main et avec l’autre poussez entre les fixes. Allez, poussez encore, elle ne va pas casser… Vu la « soupleté » de la bête ? Maintenant, on fait la même chose mais vous relâchez la pression entre les fixes en enlevant rapidement votre main. La planche « rebondi ». Y a donc là une force que l’on peut utiliser et dont on va se servir…

À l’arrêt

Trouvez une zone plane et chaussez votre planche. Vous êtes debout, jambes un peu fléchies, tranquille, tout se passe bien… Écartez les bras dans le sens longitudinal de la planche (afin d’être bien dans l’axe de la bête). Pliez la jambe arrière et tirez, sans à coup, sur votre jambe avant. Le nez de la planche doit se lever légèrement (5-10 cm au début). C’est fatiguant, ce n’est pas facile…

Allez, revenez en place et recommencez. Essayez de lever encore plus le nez. Décalez votre poids sur la jambe arrière, la main avant doit se trouver plus haut que la main arrière, pliez la jambe arrière et tirez pro-gre-ssi-ve-ment (le mot est important) sur la jambe avant. Encore… Allez, encore… Il n’y a pas de problème, au risque de me répéter, la board ne va pas casser. Vu ?

Bien sûr, ce que vous avez fait sur l’avant vous pouvez le faire sur l’arrière afin de lever ce coup-ci le « tail » de la board. Faites le test… Bien !

Ah, oui, j’allais oublier… Pour ceux qui n’en auraient pas encore assez, vous pouvez essayer de faire une rotation sur vous même alors que le nose ou le tail de la planche est levé. Entraînez-vous. Faites ça gentiment. Il ne doit pas y avoir d’à coup. Pour tourner, une fois le nez levé, tournez simplement les épaules… Oui, oui je sais, c’est plus facile à écrire qu’à faire (quoique…).

Le coup de la rotation, c’est typiquement le genre de « truc » qui peut servir quand, une fois que vous avez chaussé vos deux pieds debout (je veux dire, vous avez chaussé sans mettre les fesses par terre), vous vous retrouvez avec la planche dans le mauvais sens. Alors, plutôt que de faire Kermit la grenouille et de sautiller gaiement, il est peut-être plus « élégant » de faire une petite rotation sur le tail (ou sur le nose) pour remettre la planche dans la bonne direction. Gardez ça en tête et faites l’effort de l’utiliser la prochaine fois que cela vous arrivera. Oui je sais… Ça va merdouiller et en termes d’élégance vous ne serez pas tout de suite le Kenzo de la rotation. Cela dit, c’est ça ou toute votre vie vous n’aurez pas d’autre solution que de sautiller tel un batracien. A vous de voir…

Bon, maintenant va falloir du rythme et un peu de synchronisation… 1,2,3… 1,2,3. Vous êtes à plat, vous levez le nose de la board et là, rapidement, vous sautez verticalement. La planche fait office de ressort (comme tout à l’heure quand on a enlevé la main). La board vous aide alors à remonter votre jambe arrière. A un moment, vos bras sont écartés et à l’horizontale, vous êtes en l’air à 10-20 cm au-dessus de la neige, les jambes pliées, les pieds à la même hauteur. Il ne faut pas se leurrer, ce moment de grâce ne va pas durer… Maintenant, vous redescendez et vous plaquez vos deux pieds en même temps dans la neige afin de répartir la charge du « choc » sur vos deux jambes. A l’atterrissage faites bien attention à exagérer le mouvement d’amortisseur, pliez bien vos genoux, gardez les bras écartés, dans l’axe de la planche et n’hésitez pas à « descendre » sur la planche.

Faites plusieurs séries de de deux ou trois… Ne ménagez pas votre peine. Courage…

Afin d’obtenir plus d’amplitude dans votre saut vous pouvez commencer par vous baisser en pliant les jambes de telle sorte que votre tête soit au-dessus de votre pied avant. Le poids est donc sur l’avant de la planche. Ensuite vous enchaînez par une extension non pas verticale mais vers l’arrière de la planche (il faut un transfert du centre de gravité vers l’arrière pour que le nez de la planche se lève avant le tail). Mécaniquement la jambe avant se tend, le nez se lève et zou on retrouve l’enchaînement habituel… Décollage, pliage, atterrissage avec « amortissage »

Quand vous en êtes là, penser à diriger votre regard non pas sur vos pieds, mais vers l’avant de la planche, comme si vous étiez en train de glisser. En effet, bien sûr, la suite des opérations consiste à refaire tout cela alors que la planche « glissouille »…

Vu la mécanique ? Nan… Oui je sais, ce n’est pas facile. Au pire allez faire un tour sur YouTube. Y a des vidéos qui montrent des Ollies à l’arrêt. Cela dit, ce n’est pas le tout de regarder les autres faire. Faut y retourner… Allez, faites lever le nez de la planche, sautez, assurez-vous que vous êtes à l’horizontal quand vous êtes en l’air, plaquez et amortissez. Encore, encore et encore.

En glissant

Bon ben là, ce n’est pas sorcier (tu parles…) « y a ka, faut kon » fasse la même chose en glissouillant gentiment sur une partie très peu pentue de la piste. Allez-y mollo… Choisissez vraiment une portion quasiment plate (pour pouvoir atterrir en mettant la planche à plat et non pas sur une carre) et commencez par des petits sauts. Ensuite, pensez à regarder devant pendant que la planche glisse. En cas de problème, écartez les bras (main avant sur le nose, main arrière sur le tail), diminuez l’amplitude des sauts et assurez-vous que le nez se lève bien avant le tail (vous devez avoir la jambe avant tendue).

Ceci fait… Si vous n’êtes pas tout seul, imposez-vous des challenges. Par exemple, mettez un bonnet ou une paire de gants sur la neige, glissez dans leur direction et sautez par-dessus sans les toucher. Quand la mécanique est en route, augmentez la hauteur des « obstacles ». Ensuite, quand vous avez plus d’assurance, lorsque vous croisez un petit paquet de neige et que vous avez encore les jambes et la confiance, faite un Ollie et evitez de vous gauffrer devant un groupe de Suédoises qui étaient jusque-là toutes énamourées devant votre style et votre aisance…

Bon, vous êtes en sueur, vous puez, vous êtes crevé… Oubliez tout. Descendez un peu la fermeture éclair du blouson et allez faire un tour gentiment… Demain sera un autre jour… Il sera toujours temps de vous y remettre….

Vidéos sur YouTube

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